L’éducation à l’heure de l’intelligence artificielle : entre fracture sociale et révolution pédagogique
Dans une salle de classe de Cambridge, Joseph, dix ans, entraîne son modèle d’IA à distinguer des dessins de pommes de simples sourires. Lorsque la machine confond un fruit avec un visage, l’élève ne s’y trompe pas : « L’IA se trompe souvent », lance-t-il avec lucidité avant de corriger l’algorithme. En un éclair, il remet le système sur les rails, démontrant une compréhension instinctive de l’apprentissage automatique qui échappe encore à bon nombre d’adultes.
Joseph et ses camarades du club de codage de l’école primaire St Paul appartiennent à une nouvelle génération : celle des « natifs de l’IA ». Tout comme leurs aïeux n’ont jamais connu un monde sans aviation et que la génération Z a grandi avec les réseaux sociaux, ces enfants évoluent dans un univers où l’intelligence artificielle est omniprésente. Pourtant, derrière cette aisance apparente se cache une inquiétude grandissante chez les experts : le risque d’une fracture sociale majeure.
Le spectre d’une nouvelle forme d’illettrisme
Philip Colligan, directeur général de la fondation Raspberry Pi, tire la sonnette d’alarme. Selon lui, la société risque de se scinder en deux groupes distincts : d’un côté, ceux qui comprennent le fonctionnement des IA et savent les maîtriser ; de l’autre, une classe d’illettrés numériques, désarmés face à des algorithmes qui automatisent de plus en plus de décisions cruciales dans la justice, la finance ou la santé.
Pour éviter que cette technologie ne devienne un facteur d’exclusion, Colligan plaide pour que la littératie en IA soit élevée au même rang que la lecture ou l’écriture dans les programmes scolaires. Une vision partagée par Simon Peyton Jones, figure de proue de l’informatique éducative, qui redoute que les élèves ne quittent l’école sans aucune prise sur le monde qui les entoure. « Si l’IA reste une boîte noire, ses actions s’apparentent à de la magie », prévient-il. Or, ignorer les mécanismes de cette magie est, selon lui, terriblement handicapant.
Ce besoin de compréhension critique se heurte pourtant à une tendance paradoxale. Le nombre d’élèves choisissant l’informatique au GCSE (l’équivalent du Brevet au Royaume-Uni) est en baisse pour la session 2025, alors que l’histoire ou les sciences traditionnelles continuent de séduire. Certains géants de la tech, comme Anthropic, alimentent involontairement ce désintérêt en affirmant que l’IA automatisera bientôt le codage, rendant l’apprentissage technique obsolète. L’année 2025 a même vu l’émergence du « vibe coding », l’idée que le langage naturel suffira bientôt pour créer des logiciels.
Les enseignants face au mur du temps
Si l’urgence d’enseigner ces compétences est réelle, elle repose entièrement sur les épaules d’un corps enseignant déjà à bout de souffle. Les études montrent qu’un professeur travaille en moyenne 54 heures par semaine, dont moins de la moitié est consacrée à l’enseignement pur face aux élèves. Le reste du temps est englouti par une montagne de tâches administratives et de préparation de cours. C’est dans ce contexte de « pauvreté temporelle » qu’émergent des solutions technologiques visant non plus seulement à éduquer les élèves, mais à sauver les enseignants.
C’est le cas de la plateforme MagicSchool AI, dont la popularité a explosé ces dernières années. Utilisée désormais par plus de six millions d’éducateurs et d’élèves, notamment dans de grands districts scolaires comme ceux de Seattle ou d’Aurora, elle se présente comme un guichet unique pour l’IA dans l’éducation. Contrairement aux chatbots généralistes, cet outil propose plus de 80 fonctionnalités spécifiquement conçues pour le monde scolaire, allant de la planification des leçons à la différenciation pédagogique.
Un assistant pour repenser la pédagogie
La promesse de MagicSchool est pragmatique : libérer 7 à 10 heures de travail hebdomadaire pour les enseignants. L’outil permet par exemple d’adapter automatiquement le niveau de lecture d’un texte pour l’accessibilité, de générer des quiz à choix multiples ou encore de rédiger des plans de cours détaillés. L’objectif affiché est de réduire la charge mentale administrative pour permettre aux professeurs de se recentrer sur l’humain et la pédagogie.
Néanmoins, l’intégration de tels outils n’est pas sans risques. Si la plateforme offre des garde-fous de sécurité et respecte la confidentialité des données scolaires, le danger d’une dépendance excessive guette. L’automatisation, si elle est mal maîtrisée, pourrait réduire la flexibilité pédagogique ou induire une passivité chez l’enseignant. Le verdict est nuancé : MagicSchool s’avère être un levier puissant pour l’efficacité, mais il doit rester un support et non un remplaçant.
L’enjeu éducatif actuel est donc double. Il s’agit, d’une part, de former des élèves capables de comprendre la mécanique interne de l’IA pour ne pas subir ses décisions, comme le fait le jeune Joseph avec son modèle. D’autre part, il faut équiper les enseignants d’outils capables d’alléger leur quotidien sans dénaturer leur mission. La véritable alphabétisation numérique passera sans doute par cet équilibre fragile entre la maîtrise technique des élèves et l’augmentation technologique des professeurs.
Maîtriser son environnement Windows : entre gestion des mises à jour forcées et retour aux fondamentaux bureautiques
La relation entre Windows 10 et ses utilisateurs a toujours été teintée d’une certaine ambivalence. Si les mises à jour déployées par Redmond sont essentielles pour combler des failles de sécurité critiques ou corriger des bugs persistants, leur caractère parfois intrusif agace. Qui n’a jamais pesté contre un redémarrage inopiné ou, pire, l’apparition d’un écran bleu de la mort suite à une update mal digérée par le système ? Pour beaucoup, reprendre le contrôle de sa machine est devenu une priorité, tout comme le souhait de s’affranchir des modèles par abonnement pour les logiciels du quotidien. Voici comment stabiliser votre système d’exploitation et vous équiper durablement à moindre coût.
Une trêve temporaire via les paramètres classiques
Pour ceux qui souhaitent simplement repousser l’échéance sans mettre les mains dans le cambouis, Windows 10 offre une solution native, bien que limitée. Cette méthode permet de suspendre les mises à jour obligatoires jusqu’à une date précise, offrant un répit bienvenu. Pour ce faire, il faut se diriger vers les « Paramètres », puis la section « Mise à jour et sécurité » et enfin cliquer sur « Options avancées ». Un menu déroulant permet alors de sélectionner une date butoir.
Cependant, cette stratégie a ses limites. Une fois la date atteinte, le système exigera l’installation de la dernière version avant de vous autoriser à suspendre de nouveau le processus. C’est une solution de dépannage, utile mais pas définitive, d’autant que l’option de suspension est souvent proposée par défaut pour une durée déterminée.
Le blocage définitif via l’éditeur de stratégie
Pour une tranquillité d’esprit totale, il faut se tourner vers des outils plus avancés. L’éditeur de stratégie de groupe locale permet de couper le cordon de l’automatisation jusqu’à ce que vous décidiez, de votre propre chef, de lancer une installation. La manipulation requiert d’ouvrir le menu Démarrer et de taper gpedit.msc (ou de rechercher « Modifier la stratégie de groupe locale »).
Le chemin à suivre est ensuite précis : Configuration ordinateur > Modèles d’administration > Composants Windows > Windows Update. En double-cliquant sur « Configuration du service Mises à jour automatiques », une fenêtre s’ouvre où il suffit de cocher « Désactivé ». Dès l’application de ce paramètre, votre machine cessera toute initiative autonome.
Il est important de noter que cela ne vous coupe pas des correctifs de sécurité : la recherche manuelle reste fonctionnelle. Un tour dans les paramètres pour cliquer sur « Rechercher des mises à jour » suffira à installer les derniers patchs, mais uniquement lorsque vous l’aurez décidé. Si l’envie vous prend de revenir au comportement par défaut, il suffira de repasser l’option sur « Non configuré ».
Une gestion plus fine des notifications
Si le blocage total vous semble trop radical, cette même interface gpedit .msc permet une approche plus nuancée. En sélectionnant « Activé » dans la configuration du service, vous accédez à des options de personnalisation. Le choix le plus pertinent est souvent « Notifier les téléchargements et installations automatiques ».
Cette configuration transforme Windows en un système qui propose au lieu d’imposer. Vous êtes alerté de la disponibilité d’une mise à jour, mais le téléchargement ne démarre qu’avec votre aval. D’autres options permettent également de planifier les installations à des horaires précis, évitant ainsi que votre PC ne redémarre en plein travail.
S’équiper sans s’abonner : l’alternative Office 2021
Cette volonté de reprendre la main sur son outil informatique ne s’arrête pas au système d’exploitation. Elle concerne aussi les logiciels. À l’heure où le « tout abonnement » devient la norme, beaucoup regrettent l’époque où l’on achetait une licence une bonne fois pour toutes. C’est exactement ce que propose actuellement une offre sur Microsoft Office Professionnel 2021 pour Windows.
Loin des promesses marketing sur le « futur de la productivité », cette suite répond à un besoin pragmatique : ouvrir et éditer les fichiers que tout le monde utilise, sans avoir à louer son logiciel mois après mois. Proposée aux alentours de 35 dollars (au lieu du tarif habituel dépassant les 200 dollars), cette licence perpétuelle comprend les piliers de la bureautique : Word pour le traitement de texte, Excel pour les données, PowerPoint pour les présentations et Outlook pour la gestion des mails. La suite inclut également OneNote, Publisher, Access ainsi que la version gratuite de Teams.
Ce qu’il faut savoir avant d’investir
Il est crucial de comprendre ce que cette offre implique pour éviter toute déconvenue. Il ne s’agit pas de Microsoft 365 : vous n’aurez pas de stockage cloud évolutif ni de fonctionnalités connectées avancées. La licence est liée à un seul appareil et non à votre compte Microsoft, ce qui signifie qu’elle est « ancrée » à la machine sur laquelle vous l’installez.
De plus, des contraintes techniques existent. Cette version est conçue exclusivement pour Windows 10 ou 11 (incompatible avec Windows 7 ou 8) et nécessite un écran avec une résolution minimale de 1280×800. Attention également aux utilisateurs de machines virtuelles comme Parallels Pro : cette licence n’est pas compatible avec la virtualisation. Enfin, une fois l’achat effectué, vous disposez d’un délai de 7 jours pour activer la clé. C’est une solution idéale pour ceux qui considèrent leur PC Windows comme un outil de production stable et qui souhaitent s’équiper durablement sans la pression récurrente des abonnements.
Bitcoin pulvérise les records, propulsé par les ETF et un contexte économique incertain
Le marché des cryptomonnaies connaît une effervescence sans précédent. Dimanche, le Bitcoin a franchi un nouveau sommet historique en dépassant les 125 000 dollars, effaçant son précédent record de près de 124 000 dollars établi en août. Cette spectaculaire ascension, qui s’inscrit dans la tendance saisonnière favorable d’« Uptober », est principalement alimentée par l’engouement massif pour les fonds négociés en bourse (ETF) Bitcoin au comptant et par une quête de valeurs refuges de la part des investisseurs.
Des afflux records vers les ETF Bitcoin
La semaine dernière, les ETF Bitcoin américains ont enregistré leur deuxième plus importante semaine d’afflux nets depuis leur lancement en janvier 2024, avec un total de 3,24 milliards de dollars injectés. Ce rebond spectaculaire, qui fait suite à une semaine de sorties de 902 millions de dollars, témoigne d’un regain de confiance des investisseurs. Le record hebdomadaire absolu reste celui de la semaine du 22 novembre 2024, avec 3,38 milliards de dollars.
Le fonds iShares Bitcoin Trust (IBIT) de BlackRock domine largement le marché, captant à lui seul 1,8 milliard de dollars de ces nouveaux flux. Avec des actifs sous gestion s’élevant désormais à 96,2 milliards de dollars, IBIT est devenu le véhicule privilégié des investisseurs institutionnels. En comparaison, le fonds de Fidelity (FBTC), deuxième acteur du marché, a attiré 692 millions de dollars. La journée de vendredi a été particulièrement intense, avec 985 millions de dollars d’entrées nettes sur l’ensemble des ETF, frôlant le record journalier.
Un contexte macroéconomique favorable
Cette dynamique est renforcée par plusieurs facteurs externes. Selon les analystes, le blocage gouvernemental aux États-Unis pousse les investisseurs à se tourner vers des actifs perçus comme des valeurs refuges, tels que l’or, qui a également atteint de nouveaux sommets, et le Bitcoin.
De plus, l’offre de Bitcoins disponibles sur les plateformes d’échange centralisées a atteint son plus bas niveau depuis six ans, avec seulement 2,83 millions de jetons. Cette raréfaction de l’offre accentue la pression à l’achat et amplifie l’impact des afflux via les ETF. Les observateurs du marché estiment que le niveau de 117 300 dollars constitue un support solide, avec un potentiel haussier vers 140 000 dollars si la dynamique actuelle se maintient.
Un contraste saisissant avec la crise de confiance passée
Cette euphorie actuelle tranche radicalement avec le climat morose qui régnait sur le marché il y a quelques mois. On se souvient de la chute libre provoquée par la faillite de la plateforme FTX, un événement qui avait gravement ébranlé la confiance des investisseurs. À cette époque, entre le 14 et le 21 novembre, la capitalisation totale du marché des cryptomonnaies s’était effondrée de 5 % pour atteindre 795 milliards de dollars, son plus bas niveau depuis décembre 2020.
Le Bitcoin s’échangeait alors sous les 16 000 dollars, bien loin de son pic de près de 69 000 dollars atteint en novembre 2021. De son côté, l’Ethereum était passé sous le seuil critique des 1 200 dollars, pénalisé notamment par des rumeurs selon lesquelles une partie des fonds détournés de FTX (estimés à 663 millions de dollars) était constituée d’Ether. Le marché tout entier subissait les conséquences de cette crise, entraînant la grande majorité des altcoins dans le rouge.
La rapidité de ce retournement de situation illustre la volatilité du secteur, mais surtout la confirmation que l’adoption institutionnelle, portée par des géants comme BlackRock, est bel et bien en marche et redéfinit en profondeur la structure du marché.
Figma entre en Bourse avec fracas : la plus grande IPO tech américaine soutenue par le capital-risque depuis des années
Une valorisation de près de 20 milliards de dollars dès l’introduction
Figma, la start-up californienne spécialisée dans les logiciels de design collaboratif, a marqué un tournant pour le marché des introductions en Bourse américaines. Mercredi soir, l’entreprise a fixé le prix de son IPO à 33 dollars par action, au-dessus de la fourchette prévue entre 30 et 32 dollars. Cette valorisation dépasse les attentes et reflète un fort intérêt des investisseurs. Elle confère à Figma une capitalisation boursière d’environ 19,3 milliards de dollars, sur la base d’un total de 585 millions d’actions en circulation.
La cotation de Figma débute ce jeudi à la Bourse de New York (NYSE), symbolisant un retour de la confiance dans les IPO technologiques, longtemps mises à l’écart sur fond d’incertitude économique.
Un marché des IPO en pleine reprise en 2025
L’arrivée de Figma sur les marchés s’inscrit dans une dynamique positive pour les entreprises technologiques cette année. Des sociétés comme Circle Internet Group (CRCL) et CoreWeave (CRWV) ont déjà connu des débuts spectaculaires en Bourse : Circle a vu son action grimper de 168 % le jour de son introduction et afficher depuis une hausse de plus de 510 % ; CoreWeave, quant à elle, a progressé de plus de 160 % depuis sa cotation en mars, malgré un démarrage plus modeste.
Avec cette opération, Figma devient la plus grande entreprise technologique américaine soutenue par le capital-risque à entrer en Bourse depuis plusieurs années. Pour un marché du capital-risque en quête de liquidités, cette IPO constitue un signal positif, apportant un peu d’oxygène après une période de ralentissement prolongée.
Levée de fonds et répartition des actions
L’IPO permettra à Figma de lever environ 1,2 milliard de dollars, grâce à la vente de 36,94 millions d’actions. Parmi celles-ci, 12,47 millions seront émises par l’entreprise elle-même, tandis que les actionnaires existants céderont 24,46 millions de titres. Cette répartition montre à la fois la volonté de l’entreprise de se renforcer financièrement et celle de certains investisseurs de sécuriser leurs gains.
Un revirement stratégique après l’échec du rachat par Adobe
La réussite de cette introduction en Bourse intervient deux ans après un tournant majeur pour Figma. En 2023, l’entreprise avait renoncé à son projet de rachat par Adobe, d’un montant de 20 milliards de dollars, en raison des objections soulevées par les autorités européennes de la concurrence. Cette fusion entre deux géants du design numérique avait été jugée problématique pour le maintien d’un marché équitable.
Le PDG Dylan Field a su repositionner l’entreprise dans une logique d’indépendance, séduisant à nouveau les investisseurs par la croissance organique de Figma, sa base d’utilisateurs engagée et son modèle collaboratif largement adopté dans le secteur technologique.
Une dynamique qui pourrait se poursuivre
Si l’action Figma enregistre une envolée lors de sa première séance, elle rejoindra le cercle restreint des sociétés tech ayant réussi leur entrée sur les marchés publics en 2025. Dépassant déjà les prévisions initiales de prix, qui oscillaient entre 25 et 28 dollars selon les estimations internes à l’entreprise, Figma confirme l’engouement qu’elle suscite et renforce son image de licorne de référence.
Alors que Wall Street continue d’observer avec attention chaque nouvelle introduction dans le secteur technologique, Figma ouvre peut-être la voie à une nouvelle génération de sociétés innovantes prêtes à franchir le pas de la Bourse.
Nouveaux Mystères de l’Univers : Galaxies Cachées et Fusions de Trous Noirs Redéfinissent le Cosmos
L’Univers ne cesse de surprendre les astronomes, révélant des voisins insoupçonnés de la Voie lactée et des collisions titanesques de trous noirs. Deux découvertes récentes, issues de recherches internationales, offrent un éclairage inédit sur la formation des galaxies et l’évolution des objets les plus extrêmes de notre cosmos.
Des Galaxies Orphelines en Orbite autour de la Voie lactée
Des chercheurs de l’université de Durham ont récemment dévoilé, grâce à des simulations numériques avancées, l’existence possible de dizaines de petites galaxies presque invisibles, gravitant silencieusement autour de la Voie lactée. Surnommées « galaxies orphelines », ces entités se sont formées lorsque l’attraction gravitationnelle de notre galaxie a arraché à de nombreux satellites leur enveloppe de matière noire, les rendant quasiment indétectables.
L’enjeu scientifique est de taille : découvrir ces galaxies cachées permettrait de valider le modèle de la Matière noire froide lambda (ΛCDM), aujourd’hui référence pour expliquer la structure et l’évolution de l’Univers. Selon cette théorie, seulement 5 % de l’Univers est constitué de matière ordinaire, tandis que la matière noire froide et l’énergie sombre en composent la quasi-totalité.
Jusqu’ici, la présence de ces mini-galaxies n’était confirmée ni dans les simulations, ni par les télescopes. Désormais, de nouveaux outils comme la caméra LSST de l’Observatoire Rubin pourraient permettre de les détecter enfin, renforçant notre compréhension de la façon dont les galaxies grandissent et s’organisent dans l’espace.
Des Trous Noirs Géants et des Fusions Inédites
Parallèlement à cette chasse aux galaxies perdues, une autre découverte fascine la communauté scientifique : la détection d’une collision record entre deux trous noirs massifs. L’événement, nommé GW 231123, a été enregistré le 23 novembre 2023 et représente la fusion la plus massive jamais observée par ondes gravitationnelles, donnant naissance à un objet plus de 225 fois plus lourd que le Soleil.
Ce qui interpelle les spécialistes, c’est que chacun des trous noirs impliqués dépassait la masse limite théorique permise par l’effondrement d’une étoile seule. Les chercheurs pensent donc qu’ils sont le fruit de précédentes fusions, illustrant à quel point l’Univers est un lieu de rencontres et de transformations extrêmes.
Mark Hannam, physicien à l’université de Cardiff, souligne : « Cette observation remet en cause les modèles classiques de formation des trous noirs. Nous devons repenser nos idées sur la croissance de ces objets énigmatiques. »
La Cosmologie Moderne Face à de Nouveaux Défis
Ces deux avancées illustrent la vitalité de la cosmologie moderne. La découverte possible de galaxies satellites ultra-faibles et l’analyse des signaux d’ondes gravitationnelles issues de fusions de trous noirs ouvrent des perspectives inédites : elles questionnent la validité de nos modèles actuels et enrichissent notre compréhension des lois qui régissent l’Univers.
L’essor des nouvelles technologies d’observation, associé à la puissance des supercalculateurs, permet désormais d’explorer des zones jusque-là inaccessibles et de révéler les secrets les plus enfouis du cosmos. Que ce soit à travers l’étude des structures galactiques ou des événements extrêmes comme les fusions de trous noirs, notre regard sur l’Univers continue d’évoluer, porté par une quête de connaissances sans limite.
Zverev atteint les demi-finales à Halle malgré un malaise en cours de match
La préparation d’Alexander Zverev pour Wimbledon se poursuit avec succès à Halle, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Malgré des problèmes physiques inattendus, le meilleur joueur allemand est parvenu à décrocher son billet pour les demi-finales du tournoi ATP.
Un début de match agité
Dès les premiers échanges contre l’Italien Flavio Cobolli, classé 24e mondial, Zverev a semblé prendre le dessus en réalisant un break rapide. Mais au cours du deuxième jeu, alors que le score affichait 40-40, l’Allemand s’est accroupi en fond de court et a fait signe à l’arbitre qu’il devait quitter le terrain en urgence pour se rendre aux toilettes.
Peu après, de retour sur le court, il a indiqué à son clan qu’il avait été victime de vomissements. « Avant le match, tout allait bien. Puis, soudainement, je me suis senti très mal. J’ai quitté le terrain pour vomir. Je n’avais jamais vécu ça auparavant », a confié Zverev après la rencontre. Malgré ce moment difficile, il estime avoir bien réagi : « Ensuite, je pense que j’ai livré un bon match. »
Un adversaire tenace et un coup involontaire
Progressivement remis de son malaise, Zverev a retrouvé ses sensations. Même lorsqu’il s’est accidentellement frappé le genou gauche avec sa raquette en exécutant un smash pour mener 3-1, il a réussi à en rire, signe que le pire était passé. Pour autant, la rencontre fut loin d’être une promenade de santé.
Cobolli, qui s’était illustré à Hambourg avant Roland-Garros, s’est montré combatif, tenant tête au numéro trois mondial. Malgré six occasions de break, l’Italien n’est jamais parvenu à faire réellement douter Zverev. Ce dernier a su rester solide dans les moments importants, remportant la première manche 6-4 et s’imposant au tie-break dans la seconde (8-6).
Cap sur les demi-finales face à Medvedev
Avec cette victoire, Alexander Zverev se qualifie pour les demi-finales du tournoi sur gazon de Halle. Il y affrontera le Russe Daniil Medvedev, qui a éliminé l’Américain Alex Michelsen en deux sets (6-4, 6-3). La rencontre promet d’être intense entre deux membres du top 10 mondial.
Zverev, champion olympique en 2021, vise à Halle son tout premier titre sur gazon. Le tournoi est doté d’une récompense totale de 2,522 millions d’euros. Cette performance tombe à point nommé, à quelques jours du coup d’envoi de Wimbledon, où l’Allemand espère confirmer son retour au plus haut niveau.
Firouzja fait plier la Défense française de Vachier-Lagrave et partage la tête avec Wesley So
Les grands maîtres Alireza Firouzja et Wesley So ont lancé en beauté le Superbet Chess Classic Roumanie 2025 avec chacun une victoire lors de la première ronde. Firouzja s’est imposé dans la Partie du jour face à Maxime Vachier-Lagrave, dans un duel franco-français marqué par une lutte stratégique en Défense française. De son côté, Wesley So a profité d’une grossière erreur du Roumain Bogdan-Daniel Deac au 40e coup dans une finale équilibrée.
La confrontation 100 % indienne entre le champion du monde Gukesh Dommaraju et Praggnanandhaa Rameshbabu a été la plus spectaculaire des trois parties nulles de la journée. Gukesh, qui a même eu une position gagnante à un moment, n’a pas su concrétiser. La partie entre Levon Aronian et Nodirbek Abdusattorov a été la plus brève, conclue rapidement par la nulle, tandis que Fabiano Caruana a tenté sans succès d’exploiter un pion de plus dans une finale de tours contre Jan-Krzysztof Duda.
Une semaine après la fin du Superbet Poland Rapid & Blitz 2025, le Grand Chess Tour se poursuit avec sa deuxième étape. Sur les cinq tournois du circuit, trois sont en cadence rapide et blitz ; cette étape à Bucarest, comme la Sinquefield Cup prévue en août, est jouée au format classique. La grande finale se tiendra à São Paulo, marquant une première pour le circuit en Amérique du Sud.
Neuf joueurs participent à l’ensemble du circuit. Cinq d’entre eux ont déjà joué à Varsovie, où Vachier-Lagrave a brillé en terminant deuxième au classement général du GCT. Il est suivi de Praggnanandhaa, Aronian, Firouzja et Duda.
Quatre joueurs entament leur participation au GCT à Bucarest. Caruana tentera de décrocher une troisième victoire consécutive en Roumanie. Pour Gukesh, il s’agit de sa première apparition en cadence classique depuis sa deuxième place au Tata Steel Chess 2025 (hors tournoi Freestyle). Le numéro six mondial Abdusattorov, le champion du GCT 2021 Wesley So (classé onzième mondial) et le meilleur joueur roumain Deac — invité en tant que wildcard — complètent le tableau.
Le contrôle du temps prévoit 90 minutes pour les 40 premiers coups, avec un ajout de 30 minutes pour le reste de la partie, et un incrément de 30 secondes par coup dès le début. Le tournoi se joue à la ronde entre 10 joueurs dans le cadre prestigieux du Grand Hôtel Bucarest.
La cagnotte s’élève à 350 000 dollars, dont 100 000 dollars pour le vainqueur. Mais l’enjeu va au-delà de la récompense immédiate : les joueurs luttent pour accumuler des points GCT, décisifs pour une place dans le Final Four de São Paulo.
Parmi les deux parties décisives, le choc franco-français a captivé par sa qualité et son intensité.
Firouzja 1-0 Vachier-Lagrave
Vainqueur de deux des trois derniers GCT, Firouzja avait déçu en terminant cinquième à Varsovie. Il a déclaré à GM Cristian Chirila : « Je me suis beaucoup préparé pour ce tournoi, je suis très motivé pour gagner. » Jusqu’ici, sa saison 2025 en cadence classique se résumait à quatre nulles en Bundesliga.
Dès le deuxième coup, Vachier-Lagrave a surpris avec 2…e6, transposant rapidement en Défense française après 3.d3. Firouzja a commenté : « Je m’attendais à une surprise, car j’ai de bons résultats contre lui dans la Najdorf… mais j’étais content de ce que j’ai obtenu. »
Le Franco-Iranien a opté pour l’Attaque indienne du roi, une ouverture autrefois prisée par Bobby Fischer, avec le discret mais stratégique 7.a4 pour éviter les grandes lignes théoriques. Son avantage positionnel s’est transformé en attaque. « J’ai vraiment aimé ma manœuvre avec la tour en h4. Elle sécurise mon roi tout en menaçant. C’était élégant. »
So 1-0 Deac
Dans la seconde partie décisive, So a fait preuve d’honnêteté dans l’analyse : « Je n’ai pas bien joué aujourd’hui, mais il a utilisé énormément de temps. » Il a poursuivi : « Il est toujours en zeitnot chaque année et j’avais complètement oublié… Mais quand il a commencé à consommer du temps dans notre partie, ça m’est revenu. »
L’américain a misé sur 38.g5!? pour compliquer la position avant le 40e coup, une stratégie qui a porté ses fruits. Il a même inventé un terme : « l’attaque temporelle », jouant sur la montre de son adversaire. Deux coups plus tard, Deac s’est effondré, juste avant de bénéficier du bonus de 30 minutes.
So a expliqué la pression psychologique exercée : « Il lui restait une minute pour les 15 dernières minutes… étonnamment, ça a suffi. »
Quelle imprimante 3D choisir en 2025 ? Comparatif des meilleurs modèles pour débutants et passionnés
La démocratisation des imprimantes 3D a transformé le rêve en réalité : chacun peut désormais concevoir ses propres objets à la maison. Grâce à une technologie devenue plus accessible et des prix en baisse, l’impression 3D séduit un public toujours plus large. Que ce soit pour réaliser des pièces techniques, des prototypes, des objets décoratifs ou des figurines, il existe un modèle adapté à chaque usage. Voici une sélection de trois imprimantes 3D qui se démarquent par leurs performances, leur fiabilité et leur rapport qualité-prix.
Creality Ender 3 V2 Neo : une référence pour débuter
La Creality Ender 3 V2 Neo est pensée pour les utilisateurs souhaitant s’initier à l’impression 3D dans les meilleures conditions. Préassemblée à 95 %, elle peut être opérationnelle en une dizaine de minutes. Cette version améliorée de la célèbre Ender 3 est équipée d’un extrudeur Bowden tout en métal, plus robuste et offrant une meilleure force d’extrusion. Le châssis a lui aussi été renforcé pour plus de stabilité durant l’impression.
L’extrudeur dispose d’une molette facilitant l’insertion et le retrait du filament. Compatible avec les filaments PLA, ABS et PETG, cette imprimante offre une précision de 100 microns et peut atteindre une vitesse d’impression de 120 mm/s. Le volume maximal est de 220 x 220 x 250 mm.
Son écran couleur de 4,3 pouces (non tactile) propose une interface revisitée, permettant de visualiser les modèles et gérer les impressions directement sur l’appareil. On appréciera également sa carte mère silencieuse, son plateau chauffant et sa plaque PEI magnétique qui facilite le retrait des objets imprimés.
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Filaments : PLA, ABS, PETG
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Volume d’impression : 220 x 220 x 250 mm
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Vitesse maximale : 120 mm/s
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Dimensions : 438 x 424 x 472 mm
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Précision : 100 microns
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Systèmes compatibles : Windows, Mac, Linux
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Poids : 7,8 kg
Anycubic Kobra Neo : l’efficacité à prix doux
L’Anycubic Kobra Neo est une imprimante FDM particulièrement intuitive, idéale pour les débutants mais aussi adaptée aux utilisateurs plus expérimentés. Prémontée en grande partie, elle se distingue par un extrudeur Direct Drive capable d’atteindre 260 °C, assurant une compatibilité avec plusieurs types de filaments : PLA, ABS, PETG et TPU.
Elle dispose d’un plateau chauffant recouvert de PEI et d’un système de nivellement automatique en 25 points, garantissant une impression uniforme dès les premiers essais. Son volume d’impression est de 220 x 220 x 220 mm, pour une vitesse maximale de 100 mm/s. Elle intègre un petit écran de 2,4 pouces pour piloter l’impression en toute simplicité.
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Filaments : PLA, ABS, PETG, TPU
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Volume d’impression : 220 x 220 x 220 mm
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Vitesse maximale : 100 mm/s
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Dimensions : 490 x 445 x 443 mm
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Précision : 100 microns
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Systèmes compatibles : Windows, Mac, Linux
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Poids : 7 kg
Elegoo Mars 3 : la précision de l’impression résine
Pour ceux qui recherchent une précision supérieure, la Elegoo Mars 3 est une imprimante 3D à résine particulièrement recommandée. Semi-assemblée, elle est simple à installer et très conviviale. Grâce à sa technologie mSLA, elle propose une résolution XY de 35 microns, permettant d’obtenir des impressions d’une grande finesse, idéale pour les miniatures ou les prototypes détaillés.
Son écran LCD monochrome Ultra 4K de 6,66 pouces affiche une résolution de 4098 x 2560 pixels, garantissant une définition très précise. Le volume d’impression est certes plus modeste (143 x 89 x 175 mm), mais largement suffisant pour des créations de petite taille. Le logiciel ChituBox Pro, livré avec l’imprimante, permet de gérer les modèles avec efficacité, et l’appareil fonctionne également de manière autonome via un port USB.
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Consommable : résine mSLA
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Volume d’impression : 143 x 89 x 175 mm
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Vitesse : 1,5 à 3 secondes par couche
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Dimensions : 478 x 413 x 485 mm
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Résolution XY : 35 microns (4098 x 2560 px)
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Épaisseur de couche : 100 microns
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Systèmes compatibles : Windows, Mac, Linux
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Poids : 5,2 kg
Conclusion
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La sonde Lucy de la NASA capture une image rapprochée d’un astéroïde à la forme étrange
La sonde spatiale Lucy de la NASA a effectué avec succès un survol rapproché de son deuxième astéroïde cible au cours du week-end, révélant des images étonnantes de sa forme allongée et de sa structure à double lobe.
L’astéroïde en question, baptisé Donaldjohanson en hommage à l’anthropologue ayant découvert les fossiles de l’ancêtre humain Lucy, s’est avéré être une binaire de contact. Cela signifie qu’il s’agit d’un objet composite résultant de la fusion de deux corps célestes plus petits lors d’une collision lente. La NASA a décrit sa forme particulière, marquée par des crêtes au niveau de son « cou » étroit, comme ressemblant à deux cornets de glace emboîtés.
« L’astéroïde Donaldjohanson présente une géologie remarquablement complexe », a déclaré Hal Levison, planétologue à l’Institut de recherche sud-ouest (Southwest Research Institute) et chercheur principal de la mission Lucy. « L’étude approfondie de ces structures nous apportera des informations précieuses sur les éléments constitutifs et les processus de collision qui ont mené à la formation des planètes de notre système solaire. »
Le 20 avril, Lucy est passée à seulement 960 kilomètres de Donaldjohanson, prenant une photo toutes les deux secondes environ pendant le survol. Ces images ont confirmé la nature binaire de contact de l’astéroïde. Par ailleurs, les mesures révèlent que Donaldjohanson est légèrement plus grand que ce que l’on pensait, atteignant une longueur de près de 8 kilomètres pour une largeur maximale de 3,5 kilomètres.
Cette rencontre, qui a eu lieu pendant le week-end de Pâques, intervient trois ans et demi après le lancement de la sonde et 17 mois après son premier survol de l’astéroïde Dinkinesh et de sa mini-lune, Selam. Fait remarquable, Selam s’est lui aussi révélé être une binaire de contact.
Pour les scientifiques, ces deux survols dans la ceinture principale d’astéroïdes — située entre les orbites de Mars et de Jupiter — ne sont qu’un prélude à l’objectif principal de la mission Lucy : l’étude détaillée des astéroïdes troyens de Jupiter. Ces corps célestes sont piégés de manière stable dans des points de résonance de l’orbite de Jupiter, en raison de la forte influence gravitationnelle de la planète géante. Aucune sonde n’a encore jamais approché un astéroïde troyen.
Tom Statler, scientifique du programme Lucy à la NASA, souligne que la qualité des premières images témoigne des « capacités impressionnantes » des instruments embarqués. « Le potentiel de Lucy à révéler de nouveaux chapitres de l’histoire de notre système solaire, lorsqu’elle atteindra les astéroïdes troyens, est immense », a-t-il affirmé.
Au cours des prochaines semaines, les scientifiques vont récupérer, traiter et analyser les données issues des différents instruments de la sonde : une caméra monochrome, une caméra couleur, un spectromètre infrarouge et un spectromètre thermique. D’ici là, Lucy poursuivra sa traversée de la ceinture d’astéroïdes, où elle passera la majeure partie de l’année.