Xiaomi prépare son offensive pour le MWC 2026 : ce qui attend le marché européen
Le rendez-vous barcelonais du Mobile World Congress 2026 s’annonce particulièrement dense pour Xiaomi. Comme souvent avec le constructeur pékinois, la stratégie de déploiement international diffère sensiblement de celle adoptée sur son marché domestique. Si l’Empire du Milieu profite traditionnellement de gammes exhaustives, l’Europe devra composer avec une sélection plus ciblée, mais non moins ambitieuse, centrée sur les Xiaomi 17 et 17 Ultra, ainsi que sur la nouvelle génération de tablettes Pad 8.
Une gamme de smartphones recalibrée pour l’international
La segmentation de Xiaomi reste fidèle à ses habitudes : tout ce qui brille en Chine ne traverse pas forcément les frontières. Pour cette cuvée 2026, les consommateurs français devront faire l’impasse sur les versions 17 Pro et 17 Pro Max, le fabricant ayant décidé de ne lancer que le modèle standard et l’Ultra sur le Vieux Continent.
Au-delà de cette sélection restreinte, quelques ajustements techniques sont à prévoir, notamment au niveau de l’autonomie. Le Xiaomi 17 Ultra destiné à nos contrées embarquerait une batterie de 6 000 mAh, contre 6 800 mAh pour son homologue chinois. Un retrait surprenant qui ne semble pourtant pas alléger l’appareil, puisque celui-ci conserverait son embonpoint avec 223 grammes sur la balance et une épaisseur de 8,29 mm.
Esthétique et finitions : les choix chromatiques se précisent
Le design reste un argument de poids pour la marque, qui déclinera son modèle Ultra en trois coloris principaux : noir, blanc et un « vert étoilé » au fini légèrement scintillant. Si les utilisateurs chinois ont droit à une variante violette, celle-ci ne semble pas au programme de la version globale pour l’instant. Parallèlement, le Xiaomi 17 Leica Edition, pièce maîtresse pour les amateurs de photographie mobile, se limitera à une sobriété classique avec des finitions noires et blanches.
La gamme Pad 8 s’invite dans les bagages de Xiaomi
La véritable surprise de ce lancement pourrait venir de la présence simultanée de la série Xiaomi Pad 8 lors de la conférence. Selon plusieurs fuites, notamment relayées par l’informateur Sudhanshu Ambhore, les tablettes ne resteraient pas cantonnées à la Chine. Les Pad 8 et Pad 8 Pro profiteraient ainsi d’une visibilité mondiale avec des fiches techniques qui n’ont rien à envier aux ordinateurs portables d’entrée de gamme.
Ces tablettes, certifiées IP54 pour la résistance aux éclaboussures, se déclineront en bleu, vert et gris. Côté performances, la version standard s’appuierait sur une puce Snapdragon 8s Gen 4, tandis que la version Pro monterait en gamme avec le Snapdragon 8 Elite. Les deux modèles partagent toutefois un écran de 11,2 pouces d’une définition 3,2K, cadencé à 144 Hz, idéal pour la consommation de contenus en Dolby Vision ou HDR10.
Des configurations solides pour tous les usages
Les récentes données issues des étiquetages énergétiques confirment les capacités de stockage attendues. La Pad 8 sera proposée en versions 128 Go ou 256 Go avec 8 Go de RAM. Pour plus de polyvalence, la Pad 8 Pro grimpera jusqu’à 512 Go de stockage et 12 Go de mémoire vive. Malgré une batterie commune de 9 200 mAh, la différence se jouera sur la vitesse de récupération : 45W pour le modèle de base contre 67W pour la version Pro.
L’ensemble de ces appareils devrait être propulsé par HyperOS 3, basé sur Android 16, avec une intégration massive de fonctionnalités liées à l’intelligence artificielle. Il ne reste plus qu’à attendre l’ouverture du MWC pour confirmer si ces caractéristiques techniques, déjà très prometteuses sur le papier, permettront à Xiaomi de s’imposer face à une concurrence toujours plus féroce sur le segment premium.
L’éducation à l’heure de l’intelligence artificielle : entre fracture sociale et révolution pédagogique
Dans une salle de classe de Cambridge, Joseph, dix ans, entraîne son modèle d’IA à distinguer des dessins de pommes de simples sourires. Lorsque la machine confond un fruit avec un visage, l’élève ne s’y trompe pas : « L’IA se trompe souvent », lance-t-il avec lucidité avant de corriger l’algorithme. En un éclair, il remet le système sur les rails, démontrant une compréhension instinctive de l’apprentissage automatique qui échappe encore à bon nombre d’adultes.
Joseph et ses camarades du club de codage de l’école primaire St Paul appartiennent à une nouvelle génération : celle des « natifs de l’IA ». Tout comme leurs aïeux n’ont jamais connu un monde sans aviation et que la génération Z a grandi avec les réseaux sociaux, ces enfants évoluent dans un univers où l’intelligence artificielle est omniprésente. Pourtant, derrière cette aisance apparente se cache une inquiétude grandissante chez les experts : le risque d’une fracture sociale majeure.
Le spectre d’une nouvelle forme d’illettrisme
Philip Colligan, directeur général de la fondation Raspberry Pi, tire la sonnette d’alarme. Selon lui, la société risque de se scinder en deux groupes distincts : d’un côté, ceux qui comprennent le fonctionnement des IA et savent les maîtriser ; de l’autre, une classe d’illettrés numériques, désarmés face à des algorithmes qui automatisent de plus en plus de décisions cruciales dans la justice, la finance ou la santé.
Pour éviter que cette technologie ne devienne un facteur d’exclusion, Colligan plaide pour que la littératie en IA soit élevée au même rang que la lecture ou l’écriture dans les programmes scolaires. Une vision partagée par Simon Peyton Jones, figure de proue de l’informatique éducative, qui redoute que les élèves ne quittent l’école sans aucune prise sur le monde qui les entoure. « Si l’IA reste une boîte noire, ses actions s’apparentent à de la magie », prévient-il. Or, ignorer les mécanismes de cette magie est, selon lui, terriblement handicapant.
Ce besoin de compréhension critique se heurte pourtant à une tendance paradoxale. Le nombre d’élèves choisissant l’informatique au GCSE (l’équivalent du Brevet au Royaume-Uni) est en baisse pour la session 2025, alors que l’histoire ou les sciences traditionnelles continuent de séduire. Certains géants de la tech, comme Anthropic, alimentent involontairement ce désintérêt en affirmant que l’IA automatisera bientôt le codage, rendant l’apprentissage technique obsolète. L’année 2025 a même vu l’émergence du « vibe coding », l’idée que le langage naturel suffira bientôt pour créer des logiciels.
Les enseignants face au mur du temps
Si l’urgence d’enseigner ces compétences est réelle, elle repose entièrement sur les épaules d’un corps enseignant déjà à bout de souffle. Les études montrent qu’un professeur travaille en moyenne 54 heures par semaine, dont moins de la moitié est consacrée à l’enseignement pur face aux élèves. Le reste du temps est englouti par une montagne de tâches administratives et de préparation de cours. C’est dans ce contexte de « pauvreté temporelle » qu’émergent des solutions technologiques visant non plus seulement à éduquer les élèves, mais à sauver les enseignants.
C’est le cas de la plateforme MagicSchool AI, dont la popularité a explosé ces dernières années. Utilisée désormais par plus de six millions d’éducateurs et d’élèves, notamment dans de grands districts scolaires comme ceux de Seattle ou d’Aurora, elle se présente comme un guichet unique pour l’IA dans l’éducation. Contrairement aux chatbots généralistes, cet outil propose plus de 80 fonctionnalités spécifiquement conçues pour le monde scolaire, allant de la planification des leçons à la différenciation pédagogique.
Un assistant pour repenser la pédagogie
La promesse de MagicSchool est pragmatique : libérer 7 à 10 heures de travail hebdomadaire pour les enseignants. L’outil permet par exemple d’adapter automatiquement le niveau de lecture d’un texte pour l’accessibilité, de générer des quiz à choix multiples ou encore de rédiger des plans de cours détaillés. L’objectif affiché est de réduire la charge mentale administrative pour permettre aux professeurs de se recentrer sur l’humain et la pédagogie.
Néanmoins, l’intégration de tels outils n’est pas sans risques. Si la plateforme offre des garde-fous de sécurité et respecte la confidentialité des données scolaires, le danger d’une dépendance excessive guette. L’automatisation, si elle est mal maîtrisée, pourrait réduire la flexibilité pédagogique ou induire une passivité chez l’enseignant. Le verdict est nuancé : MagicSchool s’avère être un levier puissant pour l’efficacité, mais il doit rester un support et non un remplaçant.
L’enjeu éducatif actuel est donc double. Il s’agit, d’une part, de former des élèves capables de comprendre la mécanique interne de l’IA pour ne pas subir ses décisions, comme le fait le jeune Joseph avec son modèle. D’autre part, il faut équiper les enseignants d’outils capables d’alléger leur quotidien sans dénaturer leur mission. La véritable alphabétisation numérique passera sans doute par cet équilibre fragile entre la maîtrise technique des élèves et l’augmentation technologique des professeurs.
Maîtriser son environnement Windows : entre gestion des mises à jour forcées et retour aux fondamentaux bureautiques
La relation entre Windows 10 et ses utilisateurs a toujours été teintée d’une certaine ambivalence. Si les mises à jour déployées par Redmond sont essentielles pour combler des failles de sécurité critiques ou corriger des bugs persistants, leur caractère parfois intrusif agace. Qui n’a jamais pesté contre un redémarrage inopiné ou, pire, l’apparition d’un écran bleu de la mort suite à une update mal digérée par le système ? Pour beaucoup, reprendre le contrôle de sa machine est devenu une priorité, tout comme le souhait de s’affranchir des modèles par abonnement pour les logiciels du quotidien. Voici comment stabiliser votre système d’exploitation et vous équiper durablement à moindre coût.
Une trêve temporaire via les paramètres classiques
Pour ceux qui souhaitent simplement repousser l’échéance sans mettre les mains dans le cambouis, Windows 10 offre une solution native, bien que limitée. Cette méthode permet de suspendre les mises à jour obligatoires jusqu’à une date précise, offrant un répit bienvenu. Pour ce faire, il faut se diriger vers les « Paramètres », puis la section « Mise à jour et sécurité » et enfin cliquer sur « Options avancées ». Un menu déroulant permet alors de sélectionner une date butoir.
Cependant, cette stratégie a ses limites. Une fois la date atteinte, le système exigera l’installation de la dernière version avant de vous autoriser à suspendre de nouveau le processus. C’est une solution de dépannage, utile mais pas définitive, d’autant que l’option de suspension est souvent proposée par défaut pour une durée déterminée.
Le blocage définitif via l’éditeur de stratégie
Pour une tranquillité d’esprit totale, il faut se tourner vers des outils plus avancés. L’éditeur de stratégie de groupe locale permet de couper le cordon de l’automatisation jusqu’à ce que vous décidiez, de votre propre chef, de lancer une installation. La manipulation requiert d’ouvrir le menu Démarrer et de taper gpedit.msc (ou de rechercher « Modifier la stratégie de groupe locale »).
Le chemin à suivre est ensuite précis : Configuration ordinateur > Modèles d’administration > Composants Windows > Windows Update. En double-cliquant sur « Configuration du service Mises à jour automatiques », une fenêtre s’ouvre où il suffit de cocher « Désactivé ». Dès l’application de ce paramètre, votre machine cessera toute initiative autonome.
Il est important de noter que cela ne vous coupe pas des correctifs de sécurité : la recherche manuelle reste fonctionnelle. Un tour dans les paramètres pour cliquer sur « Rechercher des mises à jour » suffira à installer les derniers patchs, mais uniquement lorsque vous l’aurez décidé. Si l’envie vous prend de revenir au comportement par défaut, il suffira de repasser l’option sur « Non configuré ».
Une gestion plus fine des notifications
Si le blocage total vous semble trop radical, cette même interface gpedit .msc permet une approche plus nuancée. En sélectionnant « Activé » dans la configuration du service, vous accédez à des options de personnalisation. Le choix le plus pertinent est souvent « Notifier les téléchargements et installations automatiques ».
Cette configuration transforme Windows en un système qui propose au lieu d’imposer. Vous êtes alerté de la disponibilité d’une mise à jour, mais le téléchargement ne démarre qu’avec votre aval. D’autres options permettent également de planifier les installations à des horaires précis, évitant ainsi que votre PC ne redémarre en plein travail.
S’équiper sans s’abonner : l’alternative Office 2021
Cette volonté de reprendre la main sur son outil informatique ne s’arrête pas au système d’exploitation. Elle concerne aussi les logiciels. À l’heure où le « tout abonnement » devient la norme, beaucoup regrettent l’époque où l’on achetait une licence une bonne fois pour toutes. C’est exactement ce que propose actuellement une offre sur Microsoft Office Professionnel 2021 pour Windows.
Loin des promesses marketing sur le « futur de la productivité », cette suite répond à un besoin pragmatique : ouvrir et éditer les fichiers que tout le monde utilise, sans avoir à louer son logiciel mois après mois. Proposée aux alentours de 35 dollars (au lieu du tarif habituel dépassant les 200 dollars), cette licence perpétuelle comprend les piliers de la bureautique : Word pour le traitement de texte, Excel pour les données, PowerPoint pour les présentations et Outlook pour la gestion des mails. La suite inclut également OneNote, Publisher, Access ainsi que la version gratuite de Teams.
Ce qu’il faut savoir avant d’investir
Il est crucial de comprendre ce que cette offre implique pour éviter toute déconvenue. Il ne s’agit pas de Microsoft 365 : vous n’aurez pas de stockage cloud évolutif ni de fonctionnalités connectées avancées. La licence est liée à un seul appareil et non à votre compte Microsoft, ce qui signifie qu’elle est « ancrée » à la machine sur laquelle vous l’installez.
De plus, des contraintes techniques existent. Cette version est conçue exclusivement pour Windows 10 ou 11 (incompatible avec Windows 7 ou 8) et nécessite un écran avec une résolution minimale de 1280×800. Attention également aux utilisateurs de machines virtuelles comme Parallels Pro : cette licence n’est pas compatible avec la virtualisation. Enfin, une fois l’achat effectué, vous disposez d’un délai de 7 jours pour activer la clé. C’est une solution idéale pour ceux qui considèrent leur PC Windows comme un outil de production stable et qui souhaitent s’équiper durablement sans la pression récurrente des abonnements.